


Les Scènes sulpiciennes forment un recueil de pièces composées pour un grand choeur mixte (soprani, contralti, ténors, basses) accompagné par un orchestre ou par un clavier (orgue, piano, harmonium).
Les titres évoquent des passages des Evangiles mais ici les voix ne prononcent que de très rares paroles, préférant mettre la mélodie au premier plan et laissant à l’auditeur la liberté de s’imaginer lui-même les scènes représentées, les décors et les visages des protagonistes sacrés.
La musique se veut foncièrement tonale et lyrique, exploitant les ressources expressives du choeur.
L’orchestre soutient le choeur et se permet parfois de dialoguer avec lui.
Le titre, étrange au premier abord, se veut un hommage à l’art sulpicien qui, au XIXème siècle, marqua le renouveau de la peinture religieuse, mais aussi aux mystères du Moyen-Age, première forme de théâtre de l’Occident chrétien.
L’apparente simplicité de cette musique renoue avec un langage clair et épuré, presque hiératique, qui fut celui d’une bonne partie de l’art et de l’architecture du Moyen-Age.
Ainsi ces choeurs sont-ils destinés à résonner sous les hautes voutes des cathédrales léguées par ce même Moyen-Age qui nous fascine tant.